“Cet oeil à la fois sagace et sans hâte qui pèse et qui rumine”, écrit Julien Gracq de Francis Ponge, dans un éloge Julien Gracq, OEuvres complètes, Bernhild Boie et Claude Dourguin, éds., vol.2, Gallimard-La Pléiade, Paris, 1995, pp. 1180-1183.: phrase à exciser, telle quelle, dans son sympathique fourbi hétéroclite, pour l’appliquer à l’ami Dubois. Jacques a mené une entreprise un peu comparable à celle de Francis Ponge, il est vrai. Là où Ponge, dans la mouvance de Jules Renard et de Paul Claudel (“Le porc”), a ouvert au poème en prose une friche, lui livrant les objets du quotidien, ces humbles fréquentations que sont le savon, l’automobile, la chèvre, le pré, Dubois s’est mis en tête d’étudier et de décrire, avec une sympathie comparable, avec une résonance ou une consonance, les formes replettes, bien nourries, du roman médical, du roman policier et de la littérature de gare. Pas seulement, certes. Proust aussi!
A scientist and a writer




les molécules de la biologie, leur agencement, et leur admirable coopération, qu’il s’agisse de nuire (virus, bactéries pathogènes), de défendre ou d’aider l’organisme.